Femmes scientifiques #1 – Agnodice

Bonjour à tous! Aujourd’hui, pour inaugurer le blog, une femme qui a beaucoup de mérite, et sur ce point, Jeanne d’Arc n’a rien inventé. On parlera aujourd’hui d’Agnodice.

    Agnodice (ou Ἁγνοδίκη ) a vécu dans la Grèce Antique vers 300 avant J-C. Elle est la première femme médecin et gynécologue de l’Histoire.

    A cette époque, les études sont interdites au femmes, mais soutenue par son père, elle se coupe les cheveux, raccourci sa tuniques et se fait passer pour un homme, sous le nom de Miltiade. Elle suit les cours du célèbre médecin Hérophile, auteur du « Livre des Sages-femmes », termine première à l’examen de médecine et devient gynécologue, toujours en conservant son déguisement et sans révéler sa véritable identité car une ancienne loi d’Athènes interdisait cette profession aux femmes et aux esclaves. Même les accouchements étaient exclusivement réservés aux hommes, et les femmes préféraient la mort au fait d’avoir recours à un médecin.

    Agnodice se spécialisa dans les accouchements et les maladies des femmes. On raconte d’ailleurs qu’elle révélait son secret (son sexe) aux femmes pour les mettre en confiance. Bientôt les malades affluent, ses succès rapides et sa brillante réputation excitèrent la jalousie des autres médecins. Ils l’accusèrent devant l’aréopage (tribunal athénien) de profiter de son métier pour séduire et corrompre les femmes mariées qu’on voyait s’abandonner, sans réserve, à ses soins. Agnodice en faisant connaître son sexe, se justifia pleinement. Mais le sentiment de frustration ne fut pas atténué. On l’accusa alors d’avoir violé la loi, en pratiquant, quoique femme, une branche de la médecine, pour laquelle elle risquait une forte condamnation. La reconnaissance et l’intérêt personnel portèrent les femmes des principaux citoyens à se réunir pour prendre sa défense. Devant le temple, la foule de ses patients manifeste en déclarant que si Agnodice est exécutée, elle ira à la mort avec elle. Sous la pression de la foule, les magistrats acquittent Agnodice et lui permirent de continuer à exercer la médecine. Elles obtinrent même la révocation de la loi, et purent, dès lors, être secourues par des personnes de leur sexe dans les infirmités auxquelles la nature les a assujetti. L’année suivante le conseil Athénien modifiera la loi et autorisera les femmes à étudier la médecine.

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