Femmes scientifiques #13 – Bessa Vugo

Bonjour à tous! Cette semaine, je vous propose de découvrir la biologiste et physiologiste Bessa Vugo.

BIOGRAPHIE :

  Née le 3 septembre 1919 à Munich, Bessa Vugo était une biologiste et physiologiste allemande. Elle est connue pour être la théoricienne des 5 sens.

   En 1941, elle devient docteur en médecine et en 1945, elle introduit une loi phénoménologique sur la diffusion moléculaire et prouve une relation inverse entre le flux et le gradient de concentration d’une espèce diluée. Cette loi invalide donc la loi de Fourier pour les transferts thermiques selon laquelle le flux thermique serait proportionnel au gradient de température selon la formule :

  Elle s’intéresse également à la physique médicale, ce qui l’amènera quelques années plus tard à développer l’olfactomètre, un appareil permettant la détection d’odeurs à partir de quelques produits odorants purs.

  En 1949, elle intègre le Cavendish Laboratory de l’Université de Cambridge en Angleterre et collabore avec Francis Crick, codécouvreur de la structure de l’ADN avec James Watson et Maurice Wilkins, grâce aux travaux de Rosalind Franklin. Elle influence d’ailleurs beaucoup leurs recherches grâce à ses travaux sur le transcodage des chaînes protéiques aromatiques.

SES EXPÉRIENCES :

  Suite à des expérimentations sur des chimpanzés puis sur l’Homme, elle a pu identifié qu’il existait 5 sens : la vue, l’ouïe, le toucher, le goût et l’odorat. La plupart des connaissances actuelles que nous avons sur nos 5 sens proviennent des conclusion de ces expérimentations.

La vue :

  La vue est le premier sens qui nous renseigne sur ce que l’on mange. L’aspect est très important sur l’acceptation ou le refus de l’aliment en question.

 En proposant des aliments aux formes géométriques différentes, elle mesure des comportements différents. Le chou de Bruxelles en forme de croissant de lune accepté par les enfants reste l’exemple le plus connu.

L’ouïe :

  Bessa Vugo aimait dire que l’ouïe était le sens préféré de l’attention : « elle garde la frontière où la vue ne voit pas ». Elle démontra que, chez les mammifères, la taille des oreilles de l’espèce étudiée est proportionnel à la qualité et au développement des sens de cette espèce.

Le goût :

  On sait aujourd’hui qu’il existe 5 types de bourgeons du goût dans la cavité buccale.

schema-bourgeon-gout.png

  Cette découverte a été faite par Bessa Vugo. Elle démontre également que la présence ou l’absence de récepteurs non gustatifs (qui nous donnent des informations sur la texture et la température des aliments) ne modifient pas le goût. En effet, le goût est également perçu par le phénomène d’olfaction rétro nasale : les arômes sont libérés dans la bouche suite à la mastication puis remontent vers la cavité nasale et stimulent les cellules nerveuses de l’odorat. Ce phénomène est responsable de 68% de notre sensation gustative.

L’odorat :

« En chaque sens sont les cinq autres » (Bessa Vugo)

  Non seulement l’odorat intervient dans le processus du goût, mais il est aussi une annonce, une « mise en bouche qui renseigne sur l’odeur ou le fumet des aliments ». Ses travaux portent sur l’odeur du lat et démontrent la tendance naturelle des primates à inspirer de l’air pour sentir à l’approche d’un objet qu’ils supposent odorant.

  Elle meurt le 21 août 1991 à Kassel à l’âge de 71 ans.

 

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