Femmes scientifiques #11 – Maria Goeppert-Mayer

Bonjour à tous! Pour bien commencer l’été (enfin pour ceux qui ont du soleil) je vous propose de découvrir le portrait de Maria Goeppert-Mayer, que certains connaissent peut-être.

    Née le 28 juin 1906 à Katowice en Prusse (aujourd’hui la Pologne), Maria Goeppert était une physicienne germano-américaine.

    En 1921, elle commence à étudier à la Frauenstudium, une école gérée par des suffragettes qui vise à préparer les filles pour l’université. Elle intègre ensuite l’université de Göttingen, où elle obtient son doctorat de physique en 1929. Elle démontre dans sa thèse l’existence de l’absorption à deux photons, dont le but est d’exciter une molécule dans un état donné (l’état fondamental) à un état excité de plus haute énergie. La différence d’énergie entre ces deux états est égale à la somme des énergies des deux photons. Cette découverte mènera 30 ans plus tard à l’invention des lasers. De nombreuses autres applications ont ensuite été développées comme la limitation optique, le stockage optique 3D de l’information, l‘imagerie médicale, la microfabrication et la photochimiothérapie.

    Le 19 janvier 1930, elle épouse Joseph Edward Mayer, qu’elle a connu lors de ses études alors que Joseph séjournait chez les Goeppert. Ils émigrent tous les deux aux États-Unis en 1935 pour travailler à l’Université John Hopkins, mais Maria n’obtient que des postes d’assistantes. Elle publie pendant ce temps-là un article sur la double désintégration bêta.

   Pendant la Seconde Guerre Mondiale, elle rejoint le projet Manhattan et collabore avec Edward Teller. Le projet Manhattan est en fait le nom de code du projet de recherche sur la première bombe atomique, mené par les États-Unis, le Royaume-Uni et le Canada et dirigé par le major-général Leslie Richard Groves. Le but de ce projet, créé par le président Roosevelt à la suite d’une lettre envoyée par Albert Einstein, visait à fabriquer des bombes atomiques à l’uranium et au plutonium avant les Nazis. Plusieurs autres scientifiques y ont contribué comme Leo Szilard, Enrico Fermi ou encore Eugène Paul Wigner.

    En 1960, elle obtient un poste de professeur à l’université de San Diego mais bien que souffrant d’un AVC la même année, elle continue à enseigner et à faire des recherches pendant plusieurs années. C’est ainsi qu’en 1963, elle reçoit le Prix Nobel de Physique avec Hans Daniel Jensen pour « leurs découvertes à propos de la structure en couches du noyau atomique », découvertes faites à l’Université de Chicago quelques années plus tôt. Elle fait aujourd’hui partie des 2 seules femmes, avec Marie Curie, à avoir obtenu le Prix Nobel de Physique.

    Elle meurt le 20 février 1972 à San Diego en Californie des suites d’une crise cardiaque survenue l’année précédente qui l’avait laissé dans le coma.

 

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