Femmes de lettres #1 – Hanna Arendt

Bonjour à tous! Aujourd’hui, je propose de découvrir (ou redécouvrir) le destin d’une femme à une période où tout n’était pas si simple en Europe. Je parle bien sûr d’Hanna Arendt.

   Johanna Arendt (dit Hanna Arendt), née le 14 octobre 1906 à Hanovre en Allemagne, était une politologue, philosophe et journaliste allemande naturalisée américaine, connue pour ces travaux sur l’activité politique, le totalitarisme, la modernité et la philosophie de l’Histoire.

    Issue d’une famille de juifs laïcs, elle obtient son Abitur en 1924, équivalent de notre Baccalauréat, en candidat libre et avec un an d’avance. Elle poursuit ensuite, aux Universités de Marbourg, de Fribourg-en-Brisgau et de Heidelberg, des études de philosophie, de théologie et de philologie, science dans laquelle elle étudie des langages à partir de documents archivés sous la tutelle de Heidegger, avec lequel elle noue une relation sentimentale.. Elle obtient son doctorat de philosophie sous la direction de Karl Jasper à Heidelberg. La même année, elle se marie avec Günther Stern, un jeune philosophe allemand.

    En 1933, elle s’exile en France pour fuir le régime en place en Allemagne, y accueille des réfugiés fuyant les nazis et milite pour la création d’une entité judéo-arabe sur le territoire Palestinien, l’actuel Israël. En 1937, elle divorce et se remarie avec Heinrich Blücher, un ancien de la Ligue Spartacus, un mouvement politique d’extrême gauche marxiste révolutionnaire. En 1940, elle est internée au camp de Gurs, dans les Pyrénées Atlantiques, utilisé comme camp pour prisonniers de droit commun durant la Seconde Guerre Mondiale, mais réussit à s’enfuir et arrive à Marseille, d’où elle part pour rejoindre le Portugal, avant d’émigrer aux USA en 1941.

    Elle enseigne longtemps dans les Universités de Californie, Chicago, Columbia et Princeton notamment avant d’être naturalisée américaine en 1951 après 18 années en tant qu’apatride. En 1963, elle devient titulaire de la chaire de sciences politiques de l’Université de Chicago, et devient professeur à New York de 1967 jusqu’à sa mort. C’est durant cette période qu’elle publiera ces plus grands ouvrages, tels que Les origines du totalitarisme en 1951, où elle développe les notions d’antisémitisme, d’impérialisme et de totalitarisme, La condition de l’Homme moderne en 1958 ou encore La crise de la Culture en 1961.

   C’est durant cette même période qu’on assiste à l’arrestation et au procès d’Adolf Eichmann. Ce criminel de guerre nazi a coordonné les déportations des Juifs d’Allemagne et d’Europe de l’Ouest, du Sud et de l’Est vers les camps de concentration et organisa la déportation de dizaines de milliers de Tziganes après la conférence de Wannsee du 20 janvier 1942. Après la Seconde Guerre Mondiale, il s’enfuit en Auriche et s’installe en Argentine sous le pseudonyme Ricardo Klement, où il sera retrouvé en mai 1960 par les agents du service de renseignement israélien. Il est ramené à Jérusalem pour être jugé par un tribunal israélien. Son procès a lieu en 1964. Hanna Arendt publie durant le procès des articles qui font polémique et dénoncent la « banalité du mal ».

Elle meurt le 4 décembre 1975 à New York d’un infarctus du myocarde.

 

 

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