Femmes de pouvoir #3 – Marie de Médicis

Bonjour à tous! Aujourd’hui, je vous propose de découvrir (ou redécouvrir) la vie d’une femme issue d’une des familles les plus sulfureuses de l’Histoire : Marie de Médicis.

    Fille de François de Médicis, grand-duc de Toscane, et de Jeanne d’Autriche, Marie de Médicis naît le 26 avril 1573 à Florence.Issue d’une grande famille de banquiers florentins, elle représente une dot pour le roi de France. Elle épouse Henri IV en second mariage, après Marguerite de Valois (reine Margot) en 1600. Le Roi de France reçoit en dot la somme de 600 000 écus et Marie de Médicis en prendra le surnom de « grosse banquière ». Mécénat d’art, elle contribue également à développer les arts en France.

    Le couple est fécond puisqu’en 1601 naît le futur Louis XIII. S’en suivront par la suite 5 autres enfants en 8 années : Elisabeth (Reine d’Espagne), Christine (duchesse de Savoie), Nicolas le « prince sans nom », Gaston (duc d’Orléans) et Henriette (Reine d’Angleterre). Mais les relations entre le Roi et la Reine ne sont pas des plus commodes. En effet, Marie de Médicis reproche à son mari de nombreuses infidélités, ses enfants illégitimes étant de plus élevés au même endroit que les héritiers.

    Marie de Médicis tient également à être couronnée Reine de France, mais pour des raisons politiques, son mari Henri IV repousse indéfiniment la cérémonie. Ce n’est que le 13 mai 1610, profitant d’un voyage politique du Roi, qu’elle obtient ce titre tant convoité en la Basilique Saint-Denis. Elle fait ainsi son entrée officielle à la Cour de France.

     Le lendemain, au jour du 14 mai 1610, Henri IV est assassiné par Ravaillac d’un coup de couteau volé dans une auberge. Le Parlement de Paris proclame Marie de Médicis régente de Louis XIII, trop jeune pour régner. Elle rompt avec la politique de son défunt mari, basée sur la reconquête de la puissance française, et fait la paix avec le Royaume d’Espagne. Pour la concrétiser, elle marie son fils Louis XII à Anne, princesse d’Espagne en 1615.

    Elle s’entoure de conseillers tels que le célèbre cardinal de Richelieu ou encore le controversé Concino Concini, ce qui déplaît à une bonne partie de la noblesse française, mais aussi de Leonora Galigaï. Cette dernière, ayant des idées proches de la xénophobie, accuse les immigrés italiens proches de Marie de Médicis de s’enrichir au profit de la noblesse. Profitant de la faiblesse causée par la régence, des nobles de grandes familles avec le prince de Condé à leur tête, se révoltent contre Marie de Médicis pour obtenir eux aussi des compensations financières.

    Quelques années plus tard, en 1617, et se sentant humilié par sa mère, Louis XIII organise un coup d’état et fait assassiner Concini. Il exile ensuite la Reine-mère au château de Blois et la légende de Marie de Médicis naît : on parle alors de montée en puissance de ses favoris italiens, du gaspillage causé par l’appétit financier de la Reine et de son entourage, de la maladresse et la corruption de sa politique qui auraient dominé sous son gouvernement. Elle parvient à s’enfuir en 1619 et provoque un soulèvement contre le Roi. Le traité d’Angoulême, négocié par Richelieu, apaise les tensions, mais cette paix est de courte durée. En effet , Marie de Médicis, loin d’être satisfaite, noue une nouvelle alliance et forme une coalition avec les Grands du royaume. Mais celle-ci est rapidement tenue en échec à la bataille des Ponts-de-Cé par le Roi, qui pardonne à sa mère et aux princes. Marie de Médicis continue ainsi à fréquenter le Conseil du Roi et suit les conseils de Richelieu, maintenant Ministre auprès du Roi. Richelieu n’est pourtant pas celui qu’elle croyait être. Il commence à être de plus en plus puissant et influent auprès de Louis XIII. Elle demande alors à son fils le renvoi de Richelieu. Mais il en est autrement et Louis XIII décide de réitérer sa confiance le 12 novembre 1630. Marie de Médicis est alors obligée de se réconcilier avec le cardinal.

    Elle décide finalement de se retirer de la vie politique est, exilé une nouvelle fois par son fils, part loin de la Cour, au château de Compiègne. En 1631, elle parvient à s’enfuir à Bruxelles et se réfugie auprès des ennemis de la France, où elle perd son statut de Reine de France. Elle voyage ensuite auprès des Cours européennes, et ce sans jamais rentrer en France.

    Elle meurt le 3 juillet 1642 à Cologne, réfugiée dans la maison natale de Pierre-Paul Rubens, célèbre peintre dont elle était le mécène.

 

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