Femmes de pouvoir #1 – Victoria d’Angleterre

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, changement de sujet, nous allons parler des femmes de pouvoir. Et qui de mieux pour commencer que la Reine Victoria d’Angleterre.

    Dernière de la dynastie des Hanovres et fille unique d’Edward Auguste, duc de Kent, et de Victoire Marie Louise de Saxe-Cobourg, Victoria Adelaide Mary Louise est née le 24 mai 1819 à Kensington Palace. Éduquée par sa mère et un « ami » de celle-ci, John Conroy, elle mène une enfance malheureuse loin de la cour et recluse dans le palais, écartée de sa famille, notamment après le discorde entre sa mère et Georges IV et Guillaume IV. Elle en garde un souvenir amer et parlera de « triste enfance ».

   Elle reçoit cependant une éducation soignée, studieuse et appliquée, et durant ces années, son tempérament vif et volontaire ne se manifeste pas. Elle ressent tout de même le caractère despotique de sa mère, qui n’a qu’une idée, devenir régente.

     La loi salique, depuis la fin de l’époque médiévale et l’époque moderne, désigne les règles de succession au trône de France, règles qui seront imitées dans d’autres monarchies d’Europe comme celle du Royaume-Uni. Contrairement à la monarchie française, l’ordre de succession au trône d’Angleterre inclus les filles. Grâce à cette loi, et après la mort de la princesse Charlotte, fille de Georges IV, Victoria est première dans l’ordre de succession, Georges V succédant à son père en tant que duc de Hanovre.

     À 18 ans seulement, elle succède ainsi à son oncle Guillaume IV sur le trône du Royaume-Uni, de Grande-Bretagne et d’Irlande à la mort de celui-ci le 20 juin 1837. La monarchie anglaise est alors au plus mal, discréditée par la grande folie de Georges III, ainsi que par Georges IV, après la crise de régence de 1788, et par Guillaume IV, qui a 10 enfants illégitimes avec Dorothea Bland. En pleine révolution industrielle, un quart des femmes se prostituent et le suffrage universel, même masculin, n’existe pas encore.

   Lorsqu’elle accède au trône, elle choisit Lord William Melbourne comme premier ministre. Il l’initie aux affaires publiques et à la manière de tenir son rang. Fille de caractère, elle écarte rapidement sa mère ainsi que son ami, John Conroy, choisit par la duchesse pour être premier ministre à la place de Lord Melbourne.

    Après son couronnement le 28 juin 1837, les proches de Victoria ainsi que son oncle Léopold Ier de Belgique et Lord Melbourne commencent à évoquer son prochain mariage. Le roi de Belgique prévoit de la marier à son neveu Albert de Saxe-Cobourg mais celui-ci n’est pas à son goût la première qu’elle le rencontre en 1836. Elle ne désire pas se marier, même si le mariage est la seule alternative pour se débarasser de sa mère. Mais en 1839, après l’avoir rencontré une deuxième fois, elle tombe sous le charme d’Albert et le demande en mariage. Les noces sont célébrées le 10 février 1840. Elle tombe enceinte rapidement et donne naissance à son premier enfant, la princesse Victoria Adelaïde le 21 novembre 1840 à Windsor. Le couple aura 8 autres enfants : Edward VII, Alice, Alfred (duc d’Edimbourg), Hélène, Louise, Arthur (duc de Connaught), Leopold (duc d’Albany) et Béatrice.

    Victoria confie certaines missions à son mari Albert comme la Grande Exposition Universelle de 1851 au Crystal Palace de Londres, qui est un événement grandiose pour l’époque. Albert se révèlera être un précurseur dans de nombreux domaines comme l’économie du royaume.

mariage de Victoria.jpg

    Albert meurt brutalement le 14 décembre 1861 d’une fièvre typhoïde à l’âge de 42 ans. C’est pour elle un coup terrible dont elle gardera les marques toute sa vie. Inconsolable, elle restera enfermée dans le veuvage jusqu’à la fin de sa vie. Elle fait édifier l’Albert Memorial et le Royal Albert Hall en son honneur.

   En 1877, elle devient Impératrice des Indes. L’Europe est à l’époque en proie de convulsions, la France entre dans la IIIè République et n’a pas de gouvernement stable. Quant à l’Angleterre, elle instaure une démocratie parlementaire. Elle aura plusieurs premiers ministres, entre autre Lord Melbourne, John Russell, Lord Derby, Disraeli et Robert Peel.

    À la veille de sa mort, l’empire est étendu sur un quart de la planète. C’est la première puissance mondiale. Reine immensément populaire, son prénom sert aujourd’hui à qualifier son époque : « époque victorienne ». Elle est considérée comme la grand-mère de l’Europe, sa nombreuse progéniture ayant essaimé toutes les cours d’Europe.

    Elle meurt le 22 janvier 1901 à Osbourne House sur l’île de Wight après 64 années de règne.

Rendez-vous sur Hellocoton !

Une réflexion au sujet de « Femmes de pouvoir #1 – Victoria d’Angleterre »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s