Hors-série #2 – Irena Sendlerowa

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, je vous propose un hors-série assez particulier sur une femme presque méconnue : Irena Sendlerowa.

    Cette grand-mère ressemble à toutes les grand-mères que l’on connait. Et pourtant, cette femme est une héroïne.

    Née Krzyżanowska le 15 février 1910 à Varsovie, elle grandit dans une banlieue ouvrière. Son père l’élève dans l’aide de toute personne, sans distinction de race, religion ou catégorie sociale.

    C’est après avoir connu la Première Guerre Mondiale qu’elle découvre sa vocation : être utile aux autres ! Elle s’engage dans l’Union de la jeunesse polonaise démocratique de gauche et lutte contre toutes les formes de discriminations.

    Peu après, elle s’engage dans le Comité d’aide sociale polonaise. À côté d’elle se trouve le ghetto de Varsovie. À l’époque, les juifs ont l’interdiction d’aller dans les lieux publics et sont regroupés dans ces quartiers, lieux d’où on se sort pas vivant.

ghetto    Le Comité est autorisé à entrer dans le ghetto pour fournir des vivres et faire deux-trois réparations. Irena entre avec un camion en tant que serrurière. Une épidémie de typhus dévaste le ghetto, il n’y a pas assez de médicaments. Les gens, et surtout les enfants, meurent devant elle. Elle décide alors d’agir et de sauver les enfants de cet endroit nauséabond. Les enfants cachés dans son camion dans des caisses à outils ou sous des manteaux, elle est à la merci du moindre pleurs de bébé, d’un éternuement ou d’une dénonciation. Les inspections à la sortie du quartier sont courtes, par crainte de la maladie. Une fois dehors, elle leur apprend leur nouveau nom en polonais ainsi que quelques prières catholiques pour duper les militaires nazis en cas d’une visite de contrôle.

    Elle sauve ainsi plus de 2500 enfants, dont le nom et la famille d’accueil sont écrits sur des petits papiers, qu’elle garde conservés dans un bocal.

    Le 20 octobre 1943, elle est arrêtée par la Gestapo, la police secrète nazie, et torturée pendant 3 mois. On lui fait compter le nombre de coups qu’elle reçoit et, en cas d’erreur, le compteur est remis à zéro. Elle est torturée à en perdre l’usage de ses jambes. Mais elle ne parle pas ! Ne pouvant rien en tirer, les nazis décident de la condamner à mort. Elle parvient à être évadée grâce à la Résistance polonaise, qui a soudoyé un gardien de prison.

    En 1965, elle reçoit le titre de « Juste parmi les Nations » ainsi que l’Ordre de l’Aigle Blanc, plus haute distinction polonaise. En 2007, elle est élevée au rang d’héroïne et est même proposée au Prix Nobel de la Paix. Elle meurt l’année suivante, en 2008.

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