Femmes criminelles #2 – Charlotte Corday

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, on change un peu les habitudes et je vous propose une nouvelle fois de découvrir le destin d’une femme criminelle : Charlotte Corday.

Née le 27 juillet 1768 dans le diocèse de Sées en Normandie, elle est issue d’une famille de noblesse ancienne et est l’arrière-petite nièce de Corneille.

Grâce à son père, elle obtient une place à l’Abbaye-aux-Dames mais elle est rendue à sa famille quelques années plus tard à cause de la suppression des monastères. Admirative de l’Antiquité de puis sa plus tendre enfance, elle devient républicaine et développe un profond mépris pour le Roi Louis XVI : « Un roi faible ne pouvait être un bon roi ».

En juin 1792, elle demande asile à Caen, où elle fait la connaissance de quelques Girondins en fuite depuis les journées d’arrestation du 31 mai et du 2 juin et le triomphe des Montagnards à l’Assemblée. Elle se reconnaît dans leurs idées des Girondins et les rejoint. Les derniers événements lui font croire que la paix publique et la liberté ne seront assurés que par la mort de Marat, journaliste et député révolutionnaire.

Décidée à l’assassiner, elle part le 9 juillet pour Paris, et arrive le 11 en diligence. Le lendemain, elle achète un couteau à gaine et prévoit de tuer Marat à la Convention pour rendre son geste plus symbolique. Mais elle apprend que celui-ci ne va plus à la Convention et lui demande une audience. Ne l’obtenant pas, elle écrit son testament dans lequel elle se justifie et se faufile dans la maison de Marat et déjoue la vigilance de ses proches. Le 13 juillet, le député est dans sa chambre, il prend un bain pour soigner son eczéma. Elle le rencontre avec le prétexte de lui avouer un complot, et, sans aucune hésitation, le poignarde dans le cœur. Elle est immédiatement arrêtée et ne cherche pas à s’échapper : « J’ai tué un homme pour en sauvé 100 000 autres ». Elle est jugée au tribunal révolutionnaire et accepte sa condamnation à mort.

Elle meurt guillotinée le 17 juillet 1793 à Paris. Son geste provoque une vague de violence dans tout le pays et conduit à l’instauration de la Terreur, gouvernée par Robespierre.

 

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