Femmes scientifiques #18 – Katherine G. Johnson, Mary Jackson et Dorothy Vaughan

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, un épisode un peu spécial sur les héroïnes du film « Les figures de l’ombre » 

Vous avez sûrement remarqué ce film sur les affiches de votre cinéma préféré. Sorti le 8 mars 2017, il met en scène trois femmes afro-américaines, Katherine G. Johnson, Mary Jackson et Dorothy Vaughan, travaillant en tant que calculatrice pour le programme spatial de la NASA. Nous sommes en pleine Guerre Froide entre l’Union Soviétique et les USA, où la ségrégation est en vigueur dans la majorité des États.

Katherine G. Johnson :

Katherine G. Johnson naît le 26 août 1918 à White Sulphur Springs en Virginie, USA. Elle est élève à l’Institute, seul lycée noir de la région à proposer une éducation au-delà de 9-10 ans, et y décroche l’équivalent du baccalauréat.

Elle obtient en 1937 un double Doctorat en Mathématiques et en Français à l’Université de Virginie occidentale, très ségréguée.

En 1953, elle devient calculatrice à la NASA dans la « section de couleur » de l’unité de calcul de la zone ouest. Son travail, comme pour toutes les calculatrices, est de vérifier les calculs des ingénieurs pour le programme spatial. Mais en 1957, tout s’accélère avec le lancement du satellite Spoutnik par l’URSS. Elle intègre l’année suivante le groupe Espace et fait les calculs de la trajectoire de la capsule spatiale Freedom 7, avec à son bord Alan Shepard, le premier américain dans l’espace.

En 1961, le soviétique Youri Gagarine devient le premier homme dans l’espace. La NASA décide de réagir. En 1962, les ingénieurs calculent une trajectoire, grâce à la nouvelle machine IBM, pour envoyer John Glenn en orbite. Mais l’heure du vol venue, Katherine est appelée pour vérifier les calculs sur demande de John Glenn lui-même avant son vol : « If she says they’re good, then I’m ready to go » (Si elle dit que les calculs sont bons, alors je serai prêt à y aller). Cette manœuvre de la part des États-Unis marque un tournant dans la course à l’espace contre l’URSS.

Mary Jackson :

Mary Jackson est née le 9 avril 1921 à Hampton en Virginie, USA. Au lycée de Hampton, passionnée, elle aide les jeunes du club de sciences. Elle étudie ensuite au Hampton Institute et y obtient un double diplôme en Mathématiques et Physique en 1952. Elle obtient la même année un poste de professeure de Mathématiques dans une école noire du Maryland. Mais l’année suivante, elle retourne à Hampton, centre de l’effort de guerre pendant la Seconde Guerre Mondiale, et rejoint le King Street USO Club, chargé de servir la population noire de la ville.

Après 3 autres changements de carrière, elle intègre en 1951 le Langley Memorial Aeronautical Laboratory dans la section ségréguée de l’unité de calcul de la zone ouest, dans l’équipe de Dorothy Vaughan. Deux ans plus tard, elle accepte un poste pour travailler avec l’ingénieur Kazimierz Czarnecki sur la structure de la capsule spatiale et sa résistance à des vents 2 fois plus rapides que la vitesse du son. N’étant pas ingénieure, elle demande la permission à la ville de Hampton pour intégrer l’Université de Virginie et suivre les cours du soir. Elle est diplômée en 1958 et devient la première femme ingénieure noire. Elle travaille ensuite pendant presque deux décennies sur des recherches autour des lames d’air entourant les avions.

En 1979, elle fait un dernier changement de carrière et crée le Langley’s Federal Women’s Program Manager, ayant pour but de favoriser l’embauche et la promotion de la nouvelle génération de femmes mathématiciennes, ingénieur et scientifiques de la NASA.

Elle meurt le 11 février 2005.

Dorothy Vaughan :

Née le 20 septembre 1910 à Kansas City dans le Missouri, Dorothy Vaughan est d’abord professeure de Mathématiques dans une petite école de Virginie.

En 1943, en pleine Seconde Guerre Mondiale, elle quitte son poste et est embauchée pour une durée temporaire au sein de la NASA dans le Langley’s Memorial Aeronautical Laboratory. Deux années plus tard, elle obtient un poste définitif et la NASA décide de recruter plus de femmes mathématiciennes afro-américaines pour effectuer du traitement de données. Dorothy prend la tête de ce groupe, surnommé « les ordinateurs en jupe » par Katherine G. Johnson. En 1949, officiellement promue pour diriger le groupe, devenant ainsi la première femme afro-américaine à occuper ce poste.

En 1961, la NASA introduit dans ses locaux ses premiers ordinateurs. Passionnée d’informatique et maîtrisant l’électronique et la programmation, elle forme alors une équipe pour utiliser ses machines et ainsi assurer la transition vers le digital. L’équipe travaille sur le programme Scout, et contribue ainsi activement à la réussite du programme spatial américain.

Après 28 ans au service de la NASA, elle meurt le 10 novembre 2008.

 

Alors, convaincus ? Si vous n’avez toujours pas vu ce film, allez le voir, je vous le conseille fortement 🙂

 

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