Femmes de lettres #3 – Mary Shelley

Bonjour à tous ! Après une petite absence le temps des examens, je suis de retour 🙂 Et aujourd’hui, je vous propose de découvrir la vie de l’auteur d’un roman que vous connaissez tous : l’auteur de Frankenstein, Mary Shelley.

Née Mary Wollstonecraft Godwin le 30 août 1797 à Londres, elle est la fille d’une des premières philosophes féministes britanniques. Mais 11 jours après la naissance de Mary, cette dernière meurt. Son père, romancier et journaliste, décide, en hommage à sa femme décédé, de publier sa biographie intitulée “Mémoires de l’auteur de Défense des droits des femmes”.

Durant toute son enfance, Mary est poussée par son père. Il l’instruit, l’emmène à la bibliothèque et lui fait l’école à la maison, où des amis intellectuels viennent régulièrement. Parmi eux, son futur mari Percy Bysshe Shelley, alors âgé de 22 ans. Elle n’a alors que 17 ans quand ils se rencontrent et Percy est à l’époque ce qu’on appelle de nos jours un coureur de jupons. De plus il est marié. Mary tombe vite enceinte, deux mois après la femme de Percy. Mais le bébé naît prématurément et ne survit pas. Elle retombe enceinte un an plus tard et met au monde un petit William. A partir de ce moment, tout s ‘accélère entre elle et Percy.

En vacances en Suisse avec Percy et un ami de celui-ci, la météo se dégrade. Une éruption en Indonésie perturbe le ciel du monde entier. Cette année-là, l’été n’existe pas. Mary commence alors à écrire son œuvre, Frankenstein ou le Prométhée moderne. A l’âge de 18 ans, elle publie ainsi son premier roman, et, à l’époque, tout laissait penser que c’était Percy qui l’avait écrit. En effet, il avait signé la préface et l’œuvre était dédié à William Godwin, qui était certes le père de Mary, mais également le mentor de Percy. Le pot aux roses est vite découvert et les mauvaises critiques affluent. Les lecteurs estiment qu’il est dommage qu’une femme soit derrière l’histoire de Frankenstein, à cause de la « douceur inhérente de son sexe ». Et pourtant, le thème de résurrection et d’immortalité ne pouvait pas être mieux traité que par une femme ayant perdu un enfant.

Les dix-huit mois qui suivent sont un enfer pour Mary. Elle accouche d’une fille qui meurt quelques mois après sa naissance. Son fils, William, infecté par la malaria, meurt également la même année. En 1819, elle accouche d’un dernier petit garçon, Percy Florence, mais rongée par le chagrin, elle commence une dépression. Son mari, très volage, n’est pas souvent à la maison et accumule les maîtresses. Mary devient même amie avec l’une d’entre elles : Jane Williams.

En juillet 1822, Percy meurt dans un naufrage et son cœur est remis à Mary. Elle le gardera près d’elle jusqu’à sa mort. Elle continue à écrire des nouvelles pour faire vivre sa famille et tente, tant bien que mal, de promouvoir la poésie de son défunt mari.

Souffrante, elle meurt le 1er février 1851 d’un cancer du cerveau à Londres.

 

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