Hors-série #5 – Elena Rjevskaïa

Bonjour à tous ! Aujourd’hui, après une longue absence, je vous propose de vous replonger dans l’obscurité de la Seconde Guerre Mondiale.

Elena Kangan est issue d’une famille juive installée dans la campagne biélorusse. En février 1942 à l’âge de 23 ans, elle rejoint les troupes soviétiques en tant qu’interprète pour contribuer à l’effort de guerre. Elle participe à la bataille de Rjev, à l’ouest de Moscou. Les combats sont « cruels, dramatiques et plein d’abnégation ». Son nom d’écrivain, Rjevskaïa, est un hommage à cette ville détruite et pleine de mémoire.

Sa fonction d’interprète va jouer un rôle majeur dans la suite de l’Histoire. En effet, sa maîtrise de la langue allemande est utile aux renseignements soviétiques. Le moindre document en allemand passe entre ses mains. Il lui également de mener les interrogatoires des prisonniers allemands, nazis ou non. Tout est mis par écrit, non seulement les interrogatoires, mais également ses pensées et ses commentaires.

En 1945, Adolf Hitler, replié dans son bunker de Berlin, comprend qu’il a perdu la Guerre. Les armées soviétiques entrent dans la capitale allemande et dévastent tout sur leur passage, cherchant le Führer pour l’éliminer. D’après la version officielle, Adolf Hitler, et sa femme Eva Braun se sont suicidés. Mais les corps restent introuvables pendant des jours.

Le 2 mai 1945, deux corps sont découverts par la 3è armée. Mais les identifications révèlent que ce sont les cadavres des époux Goebbels. Ce n’est que trois jours plus tard, le 5 mai, que les recherches aboutissent enfin. Lors d’une fouille des jardins, un soldat soviétique découvre deux corps sous une bâche grise. Ils sont complètement calcinés et l’identification est presque impossible. La seule preuve encore exploitable reste les mâchoires des cadavres. Käthe Heuserman, l’assistante du dentiste du Führer, confirme, en faisant un dessin de mémoire, qu’il s’agit bien des dents de Hitler. Ses propos sont récoltés par Elena. Au fur et à mesure de l’enquête, qui dure plusieurs mois, les deux femmes deviennent amies.

L’énigme de la mort d’Hitler est résolue, mais Staline décide de cacher la vérité au reste du monde, ce secret pouvant être utilisé plus tard contre les Etats-Unis. Elena Rjevskaïa fait partie des quelques personnes au courant de cette affaire. Pourtant, elle a l’interdiction d’en parler. Rien ne doit être dévoilé.

     En 1964, dix ans après la mort de Staline, elle obtient l’autorisation de consulter les archives qu’elle a elle-même rédigées. L’usage qu’elle fait des archives est contrôlé : toutes les notes qu’elle prend sont contenues dans un cahier qu’elle doit rendre à la fin de chaque journée pour le reprendre chaque lendemain matin après qu’il ait été relu. Après ses longues recherches, elle compile ses notes dans un livre « Carnets de l’interprète de guerre », livre dans lequel elle se livre enfin sur les circonstances de l’enquête sur la mort d’Hitler et sur le silence forcé qu’elle a dû garder.

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